Y'a pas photos !

Publié le par dcc-lepoolauxboeufsdor.over-blog.com

Pti dej’ à 7h, puis balade le long du fleuve Congo avec Alphonse, on est quelques rues à côté. Il fait chaud et moite. Dès qu’on s’arrête de marcher, on se met à transpirer. Il faudra s’habituer à être collant. Il paraît qu’à Voka il fait plus frais… L’après-midi, on se balade seuls, sur les routes goudronnées…On préfère ne pas risquer de se perdre dans les ruelles pour le moment. Il faudra trouver un plan de la ville un jour… Si ça existe (ça doit être très rare vu les têtes que font les gens lorsqu’on en demande) …

 

Le soir tombe, il fait très très lourd, on enfile à contrecoeur chaussettes et manches longues : on nous a dit au moins 10 fois de ne pas jouer avec les moustiques et le palu, bien qu’on nous répète qu’ici il n’y a pas de moustiques…

Après le dîner, Alphonse nous emmène pour une balade nocturne dans le quartier. Jolie fontaine éclairée devant la demeure de Sassou’N Guesso, avec un char au milieu des jets d’eau, pointant dans sa direction, « plus jamais ça » est écrit en blanc sur ses flancs. Vous aurez juste la description, parce qu’ici, interdit de prendre des photos des monuments officiels, ministères, fontaines, ambassades, maisons de hauts placés… Bref, un peu tout au final. « Vous pouvez en prendre, discrètement, rapidement, quand il n’y a pas d’uniformes en vue. Vous prenez rapidement une photo, et puis vous rangez vite fait votre appareil, et puis si la photo est floue, tant pis, faut pas s’attarder ». Merci pour ces bons conseils Alphonse, on va éviter les photos, c’est plus sûr, surtout quand on ne sait pas distinguer un policier d’un militaire ou d’un gardien. Des étudiants travaillent à la lumière des lampadaires sur les trottoirs. Un peu plus loin, c'est une fête qui réuni les gens au milieu d'un carrefour.

 

Alphonse, c’est un frère français, arrivé au Congo en 1964, puis mis dehors par le régime communiste. Il est en Côte d’Ivoire, puis il est revenu 15 ans plus tard au Congo. En 1997, il a veillé sur l’atelier de menuiserie qu’il a lancé ici pour ne pas subir les pillages des milices. Il a tout de même dû rentrer en France au plus fort de la guerre civile. A son retour, l’atelier ne fonctionnait plus, plus d’apprentis ni personne. Cela fait 3 ans qu’il essaye de remettre ça sur pied. Il devrait passer le relais en août… A suivre !

 

Gilles, né au Portugal, il a vécu 15ans là-bas, puis 15 ans en France et autant au Congo. Lui travaille à Voka. Il est notre responsable direct.

 

Jo, devenu sourd après 10 ans de traitement anti-palu quotidien à la Nivaquine. Il est passé depuis à l’homéopathie, et ça a l’air de marcher. Il est français, c’est lui qui est resté le plus longtemps au Congo, il y est depuis les années 70. Il bosse à 40 km de Voka, et gère un troupeau de bovins. « Beaucoup de pertes sèches à cause des pythons et des boas qui prélèvent des veaux, mais quand on arrive à en attraper un, c’est rudement bon ! ».

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Clément 31/01/2011 15:11


Ouai, super, de quoi procrastiner !Et dites moi, ça à l'air fun et détendu tout ça ! Il va falloir vous mettre au dessin du coup, pour nous montrer ce que ça donne. Amusez vous bien !

PS: j'adore le style...